| L'efs se tient prêt :
Le protocole est précis, rythmé par les indications des infirmières. Et nécessite une rigueur de tous les instants. Le 8 septembre, l'antenne régionale de l'Établissement français du sang (ESF) organisait un exercice de crise à la salle du Diapason à Domène. Une collecte de sang mise en place alors qu'une pandémie grave de grippe A/H1N1 toucherait 25 % de la population de l'Hexagone.
Pouvoir approvisionner les hôpitaux en cas de pandémie
« Il s'agit d'un exercice national, grandeur réelle. Avec une cellule de crise qui étudie toutes les éventualités et propose des solutions », précise le Dr Bernard Schweizer, directeur des prélèvements de Rhône-Alpes à l'EFS, à l'abri de son masque chirurgical. Une protection peu confortable, entre la sensation de chaleur qu'il procure, et la buée qui vient s'écraser sur les lunettes de ceux qui en portent... « Aujourd'hui, (hier, Ndlr), nous devons les porter durant quatre heures pour les besoins de l'exercice. Mais cela sera probablement plus long si la réalité nous rattrape ». L'EFS veut ainsi pouvoir garantir l'approvisionnement en produits sanguins des hôpitaux et des malades en cas de pandémie.
Une simulation avec 25% de personnel en moins
Et les consignes s'appliquent aussi bien au personnel médical qu'aux donneurs. Au-delà du port du masque, leurs affaires sont "scellées dans un sac", les mains sont lavées avec une solution hydro-alcoolique en suivant les gestes très méthodiques de l'infirmière chargée de l'accueil. Pas évident alors de perdre l'habitude de se serrer les mains ou encore de se toucher le visage.
Hier, les médecins et autres infirmières intervenaient comme si, au niveau national, il y avait 40 % de donneurs en moins, 25 % du personnel en moins et un stock à 70 000 poches. « À l'heure actuelle, l'EFS arrive à maintenir son stock à plus de 100 000 poches de sang, souligne le Dr Schweizer. Cela représente près de 15 jours d'apport. Et cela nous permettra de nous retourner en cas de pandémie ». Dans ce protocole, même la collation du donneur est concernée : il faudra boire son jus de fruit à la paille !
Le protocole
En cas de pandémie grave, les collectes feront l'objet d'un protocole précis :
-L'EFS contactera les donneurs pour un pré-entretien médical. Pour autant, les volontaires pourront se présenter sur les lieux mêmes de la collecte.
-Sur place, le donneur doit mettre ses affaires dans un sac, porter un masque et se laver les mains.
-À chaque prélèvement, les protections du fauteuil sont changées, l'accoudoir est nettoyé et les infirmières doivent se laver les mains
Article du Dauphine libéré
|